La dernière fois que je suis allée chez mon pépiniériste pour récupérer les plantes de mon nouveau massif et mon camélia 'High Fragrance', j'ai fait une jolie découverte : le Philotheca myoporoides. Comme la Hardenbergia dont je vous parlais récemment, c'est une plante d'origine australienne, relativement peu rustique (– 10 °C), qui aime les sols légers à tendance acide. Mais bonne nouvelle pour ceux dont le climat ou le sol n'est pas adapté, l'ériostème pousse aussi très bien en pot, il vous suffira de l'hiverner comme un agrume.

Ramifié dès la base, cet arbuste produit de jolies feuilles persistantes, allongées, qui dégagent une odeur très agréable quand on les frôle et plus encore quand on les froisse. Il formera donc toute l'année une jolie boule, que je pourrai tailler tous les ans après la floraison pour en augmenter la densité. Autant dire que quand je l'ai vu, j'ai instantanément abandonné l'idée de mettre des azalées blanches dans mon massif au profit de ce Philotheca myoporoides.

Ce qui a attiré mon attention, puis m'a fait craquer, c'est la floraison de cet arbuste : en effet, pendant tout l'hiver et le printemps, il est littéralement recouvert de petites étoiles blanches d'environ un centimètre, qui dégagent une odeur douce et sucrée vraiment irrésistible. Dans la pépinière, le coin des ériostèmes embaumait toute la serre !

Côté exposition, il préfère la mi-ombre ; chez moi, il aura du soleil du milieu de matinée jusqu'en milieu d'après-midi, j'espère que cela lui conviendra. S'il se plaît, il devrait former une boule d'un mètre cinquante de diamètre, mais d'après le pépiniériste, j'ai encore de longues années devant moi avant que ça n'arrive (j'aurai donc le temps de dégager la balançoire des filles d'ici là !). Cela le rend donc idéal pour les petits jardins.
































